L’assistant conversationnel

Certaines questions ne tiennent pas sur un seul écran : « qui n'a pas avancé depuis un mois ? », « qu'est-ce que j'avais promis à Léa ? », « sur quoi Alice et Romain se marchent-ils dessus ? ». L'assistant les prend telles qu'elles viennent, en français : vous posez la question, il cherche dans votre mémoire de manager, et il répond.

Sur grand écran, le bouton flottant en bas à droite est la seule porte d'entrée. Il ouvre l'assistant en popin depuis n'importe quel écran : le champ de question et le fil de l'échange, rien d'autre. Le reste de la page s'assombrit et se floute derrière — ce que vous lisiez reste à sa place, vous y revenez d'un clic à côté ou par la touche Échap.

À l'ouverture, le popin reprend votre dernière conversation là où vous l'aviez laissée — une question posée depuis un écran se retrouve depuis le suivant. Le bouton + en repart une neuve : rien n'est effacé, la précédente reste consultable. Pour retrouver une conversation plus ancienne, le lien « Ouvrir en grand » bascule sur la page complète — la chatbox, qui garde l'historique de vos conversations — en emportant l'échange en cours. Ce lien est le seul chemin vers elle : elle n'a pas d'entrée dans la barre latérale, pour n'avoir qu'une seule porte à retenir.

Sur téléphone, l'assistant n'est pour l'instant accessible par aucun de ces deux chemins : le bouton flottant ne s'affiche pas sous cette largeur, et la barre latérale y est masquée. Une entrée mobile dédiée reste une décision de design en attente.

Le curseur est déjà dans le champ à l'ouverture. À côté, une icône micro vous laisse dicter votre question plutôt que de l'écrire : un clic pour commencer, un second pour arrêter — et la question part. La reconnaissance est celle de votre navigateur : elle ne consomme rien de votre budget IA, et n'a rien à voir avec la retranscription des réunions par FoloBot. À savoir : sur Chrome, ce service transmet l'audio dicté aux serveurs de Google. L'icône n'apparaît pas sur les navigateurs qui n'offrent pas cette reconnaissance, Firefox notamment.

Chaque conversation garde son historique : vous la reprenez où vous l'avez laissée.

Il connaît aussi ce mode d'emploi. Une question sur le fonctionnement de Folotim — « comment j'archive quelqu'un ? », « à quoi sert le pipe ? », « où je vois mes retards ? » — se pose à l'assistant comme une autre : il cherche dans les chapitres, répond, et vous donne l'adresse de la page pour aller lire le détail. C'est le seul endroit où il lit autre chose que vos données : le manuel est public et le même pour tout le monde.

L'assistant fait partie de l'offre Premium.

Ce qu'il voit

Tout ce que Folotim garde déjà de vos collaborateurs : les comptes rendus de points, les transcriptions, les tâches, les sujets préparés, les red flags, l'historique des points, votre todolist personnelle, et les relevés de ressenti que vous avez vous-même notés. Toujours les vôtres, jamais ceux d'un autre manager.

Cette frontière est garantie par le code, pas par une consigne. L'assistant ne cite plus aucun identifiant de la base dans ce qu'il manipule et vous rapporte : chaque tâche, chaque point, chaque collaborateur qu'il désigne porte un jeton opaque, et ce jeton ne se résout que parmi vos données. Celui d'un autre manager ne correspond donc à rien dans cet espace-là — il est introuvable, pas refusé après examen. Ce que l'assistant dit, en revanche, reste faillible — une réponse mal formulée, une instruction glissée dans une transcription qui chercherait à l'égarer : le modèle peut s'y laisser prendre. Ce qu'il ne peut pas, c'est faire sortir une donnée qui n'est pas la vôtre.

Ce que cela ne ferme pas. Les adresses des pages de l'application portent encore des numéros séquentiels — /chat/128, /collaborators/57. Ils ne disent rien de vos données ni de celles d'un autre manager, mais ils laissent deviner l'ordre de grandeur de l'application. Les jetons de l'assistant n'y changent rien : c'est écrit ici plutôt que laissé croire.

Pour une question qui ne nomme aucun collaborateur, l'assistant cherche dans l'ensemble de cette mémoire et rend des extraits datés, rattachés à la personne concernée — pas la liste complète de tout ce qu'il a regardé pour y arriver.

La transcription n'est jamais un livrable. L'assistant peut y chercher pour répondre à une question précise, mais il n'en rend que de courts extraits — jamais le texte intégral — et aucune réponse ne prend la forme d'un compte rendu verbatim de votre réunion.

Ce qu'il sait calculer

Au-delà de la recherche dans votre mémoire, l'assistant sait lire les mêmes tableaux que vos écrans, plutôt que de reconstruire la réponse à sa façon :

  • qui voir en priorité, et qui n'a pas eu de point depuis la récurrence que vous avez fixée pour cette personne ;
  • les tâches en cours et celles en retard, tous collaborateurs confondus ;
  • l'historique d'une personne : ses derniers points, ce qui y a été terminé, les red flags posés ;
  • le détail d'un point donné et ce que chaque participant y a fait ou doit encore faire.

Ces réponses s'appuient sur les mêmes calculs que vos écrans : l'assistant lit les tableaux que l'application produit déjà, au lieu de refaire le calcul dans son coin. C'est ce qui le tient aligné sur votre tableau de bord — une consigne suivie, pas une impossibilité : rien ne l'empêche techniquement de raisonner autrement. En cas de doute, l'écran fait foi.

La vue des tâches en cours est plafonnée à trente lignes : au-delà, l'assistant vous indique combien il en a omises plutôt que de laisser croire à une liste complète. C'est une vue de tête, pas un inventaire.

Ce qu'il ne fait pas

Il ne supprime rien, jamais. Aucune suppression ne lui est accessible, quelle que soit la façon dont vous formulez la demande.

Quand il veut créer ou modifier quelque chose — une tâche, un sujet, un red flag — il ne l'exécute pas de lui-même : il propose l'action et attend votre accord. Vous voyez la phrase exacte de ce qui sera fait — par exemple « Ajouter la tâche « Relancer le client » au suivi de Léa » — avant de confirmer ou de refuser. Un refus n'interrompt pas la conversation : l'assistant en est informé et en tient compte pour la suite.

Ce qu'il ne déduira jamais

Un état psychologique. Ce que l'assistant vous dit du ressenti d'un collaborateur est strictement ce que vous avez vous-même relevé — jamais une charge, une fatigue ou une motivation qu'il aurait devinées à partir d'une transcription, de vos notes ou du ton d'un échange.

C'est une décision de conception, pas une limite technique : un modèle saurait très bien se risquer à l'extrapolation si on le lui laissait faire. On ne le lui laisse pas faire.

Ce que ça consomme

Le même budget IA mensuel que la synthèse, visible sur Configuration → Abonnement sous Usage premium, ligne Synthèses IA. Une conversation qui s'allonge y puise comme le ferait une synthèse.

Il peut se tromper

C'est un assistant de mémoire, pas une source d'autorité. Vérifiez ce qui compte avant d'agir dessus, comme vous le feriez pour toute proposition d'un assistant IA dans Folotim.

Les connecteurs →